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Contrats

Contrat de mariage photo : les 7 clauses indispensables

6 min de lecture · Mis à jour le

Contrat de prestation photo et vidéo de mariage posé avec deux alliances

Un contrat de mariage ne sert pas uniquement lorsque quelque chose tourne mal. Son premier rôle est justement d’éviter que quelque chose tourne mal. Une heure supplémentaire jamais évoquée, un repas oublié, un changement de domaine, une galerie supprimée six mois plus tard… Quelques lignes bien prévues avant le mariage peuvent éviter beaucoup de discussions après.

Voici les sept points qui reviennent le plus souvent dans les malentendus entre prestataires et mariés. Pour chacun : ce qu’il faut écrire, pourquoi, et comment le formuler sans transformer votre contrat en document anxiogène.

01 Les horaires et les dépassements

« Reportage journée complète » ne veut rien dire de précis. Pour les mariés, une journée complète va parfois des préparatifs jusqu’à la dernière chanson. Pour vous, elle s’arrête peut-être après la première danse. Ce flou est la source numéro un des tensions en fin de soirée.

Votre contrat doit préciser :

  • l’heure d’arrivée et l’heure de fin prévues ;
  • les moments couverts (préparatifs, cérémonie, cocktail, dîner, soirée) ;
  • les interruptions éventuelles, par exemple une pause entre la cérémonie civile et la cérémonie laïque ;
  • les conditions de prolongation : qui la demande, comment, et à partir de quand elle compte ;
  • le tarif des heures supplémentaires.
11H00 → 00H00+ X € / heure supplémentaire

Sur le terrain

Il est 00 h 20. La pièce montée n’est toujours pas arrivée. Est-ce que les 20 minutes sont offertes, facturées, ou est-ce que le photographe part ? À minuit vingt, ce n’est plus le moment de commencer à négocier.

Le conseil terrain

Fixez le tarif des dépassements avant le mariage. Le jour J, il suffit d’une phrase pour proposer de rester, et personne n’a à négocier au milieu de la piste de danse.

02 Les repas

Une journée de mariage peut représenter 10 à 15 heures de présence. Personne ne travaille correctement aussi longtemps le ventre vide, et un prestataire qui doit s’éclipser pour chercher un sandwich, c’est un prestataire qui rate peut-être l’entrée des mariés.

La règle la plus juste est simple : si votre prestation couvre une période de repas, le contrat prévoit comment vous mangez. Vous êtes présent le matin, le midi et le soir ? On prévoit le déjeuner et le dîner. Votre prestation commence à 14 h ? Inutile d’imposer artificiellement un repas du midi.

Pensez aussi à toute l’équipe : assistant, second shooter, vidéaste supplémentaire. Et indiquez les éventuelles restrictions alimentaires, pour éviter de découvrir sur place qu’il n’y a rien de végétarien dans l’assiette prestataire.

Lorsque la prestation couvre une période de repas, un repas complet et une boisson non alcoolisée seront prévus pour chaque membre de l’équipe présent.

Le conseil terrain

Demandez à être servi en même temps que les invités. Quand ils mangent, il y a peu à photographier. Si votre plat arrive au moment où les discours reprennent, vous devrez choisir entre manger et travailler.

03 Déplacements et changements de lieu

Les mariages se réservent souvent un an, parfois deux, à l’avance. À ce moment-là, les mariés n’ont pas toujours choisi leur domaine, ni l’adresse des préparatifs. Votre devis doit donc tenir compte d’un lieu qui peut encore bouger.

Précisez dans le contrat :

  • le kilométrage inclus dans le tarif ;
  • le prix par kilomètre supplémentaire ;
  • la prise en charge des péages et du parking ;
  • l’hébergement éventuel, si la distance ou l’heure de fin l’exigent ;
  • les transports particuliers (bateau, navette, avion pour une destination lointaine).

Ajoutez enfin que les frais seront réévalués de façon transparente lorsque les adresses définitives seront connues. Les mariés savent ainsi à quoi s’attendre, et vous n’avez pas à improviser.

Sur le terrain

Domaine initial : 35 km → Nouveau domaine : 145 km. Sans clause prévue, le professionnel doit absorber le coût ou annoncer une mauvaise surprise.

04 Paiement, annulation et report

C’est la partie que l’on aime le moins rédiger, et celle qui protège le plus les deux parties. Le contrat doit indiquer clairement :

  • le prix total de la prestation ;
  • la nature des sommes versées à la réservation ;
  • l’échéancier des paiements et la date du solde ;
  • ce qui se passe en cas d’annulation par les mariés ;
  • les conditions d’un report de date ;
  • ce qui est prévu si vous êtes vous-même dans l’impossibilité d’assurer la prestation ;
  • le cas de force majeure.

Attention au vocabulaire : un acompte et des arrhes ne sont pas synonymes, et la différence a des conséquences réelles en cas d’annulation. Nous détaillons ces notions dans le guide Acompte, arrhes et solde : ce que dit la loi.

Point juridique

Informations générales : les clauses et CGV doivent être adaptées à l’activité et peuvent nécessiter la validation d’un professionnel du droit.

05 Livraison et conservation des fichiers

« Livraison des photos sous quelques semaines » laisse beaucoup de place à l’interprétation. Les mariés attendent souvent plus vite et plus que ce que vous aviez en tête. Mieux vaut l’écrire noir sur blanc :

  • ce qui est livré (photos retouchées, sélection, film, bande-annonce…) ;
  • les formats et la résolution ;
  • la quantité, uniquement si vous vous y engagez contractuellement ;
  • le délai de livraison ;
  • le moyen de livraison (galerie en ligne, clé USB, coffret) ;
  • la durée d’accès à la galerie ;
  • la durée éventuelle pendant laquelle vous archivez les fichiers de votre côté.
  1. Carte mémoire
  2. Sauvegarde
  3. Galerie
  4. Client

Le dernier point est souvent oublié. Une galerie disponible 6 mois n’est pas une sauvegarde à vie. Si les mariés pensent pouvoir retrouver leurs photos en ligne dans cinq ans, la déception sera pour eux, et le message gêné pour vous.

À faire

Recommandez aux mariés, dans le contrat et au moment de la livraison, de conserver au moins deux copies de leurs fichiers sur deux supports différents, rangés à deux endroits différents.

06 Utilisation des photos et droit à l’image

Écrire que les mariés « n’ont pas le droit d’utiliser leurs photos » est maladroit et, surtout, ne reflète pas la réalité. Une clause claire distingue trois choses :

  • les droits du photographe sur son travail ;
  • les droits d’utilisation accordés au couple ;
  • l’autorisation donnée par le couple au photographe d’utiliser son image, par exemple pour son portfolio ou ses réseaux.

Pour les mariés, la question pratique est souvent : « qu’est-ce que je peux faire avec mes photos ? ». La réponse la plus lisible sépare deux familles d’usages.

Usages personnelsPublication sur leurs réseaux personnels, impressions, albums, partage avec la famille et les amis.
Usages professionnels ou commerciauxPublicité, utilisation par une marque, publication commerciale, cession à un tiers (lieu de réception, magazine, autre prestataire).

Dans les deux sens, les conditions doivent être clairement définies au contrat. Si un couple préfère que ses photos n’apparaissent pas sur votre site, mieux vaut le savoir avant le mariage que découvrir un message mécontent sous votre publication.

07 Les imprévus

Personne n’aime y penser, mais un contrat sérieux prévoit ce qui se passe quand la journée ne se déroule pas comme prévu :

  • maladie ou accident du prestataire ;
  • panne de matériel ;
  • météo défavorable ;
  • impossibilité d’accéder au lieu ;
  • force majeure ;
  • remplacement éventuel par un autre professionnel, et dans quelles conditions ;
  • matériel de secours.

Le deuxième boîtier n’est pas une obligation légale. C’est en revanche une pratique de sécurité professionnelle fortement recommandée, et la mentionner dans le contrat rassure les mariés sur votre sérieux.

Sur le terrain

Boîtier principal HS à 14 h 30. Avec un deuxième boîtier : quelques secondes perdues. Sans backup : la journée peut devenir très compliquée.

Avec OUIVA

Créez vos modèles de contrat une fois, réutilisez-les pour chaque mariage et faites-les signer électroniquement par les mariés.

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Un bon contrat ne doit pas inquiéter les mariés. Il doit leur donner le sentiment que les situations importantes ont déjà été anticipées.

Un conseil par mois, pas plus.

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